Saint-Cloud, le sport à la Une

Événement 26/02/2024

Du vendredi 29 mars au dimanche 22 septembre, l’exposition Saint-Cloud, le sport à la Une (1880-1950) est l’occasion de découvrir l'histoire du sport !

Au musée des Avelines

De nombreuses photographies, issues des fonds de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, ainsi que de la Bibliothèque nationale de France mais également des affiches et cartes postales conservées au musée célèbrent à l’unisson les Jeux olympiques.

 

Retrouvez prochainement tout le programme.
Dans la ville

Le service Patrimoine et Archives investit les façades des équipements sportifs pour vous présenter treize photographies en lien direct avec l’histoire du sport à Saint-Cloud. Lancer de javelot, lancer de disque, passage de relais, cross, football, tennis, cyclisme, rugby et courses hippiques : la diversité du sport s’expose en grand à l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024.

Les dix lieux d'exposition dans la ville :

1 – Gymnase du Centre
4, rue des Écoles

© Donation René-Jacques, Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn.
Le lancer de javelot : détail de la main, René-Jacques (1908-2003), 1948.
© Donation René-Jacques, Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn.


Dans le cadre des Jeux Olympiques de 1924, Henry de Montherlant édite une série de textes traitant de l’athlétisme, du football et de la boxe. Ces volumes sont réunis en 1926 sous le titre Les Olympiques. En 1948, René-Jacques (1908-2003) ambitionne de les illustrer. Il se rend au Stade français installé à Saint-Cloud depuis 1901, fait poser des athlètes, traite le geste du sportif comme des natures mortes, focalisant son regard sur un ballon de football ou le geste du lanceur de javelot.

2 – Lycée Alexandre-Dumas
112, boulevard de la République

Le challenge Guillemare à Saint-Cloud, le 29 janvier 1922, Agence Rol, 1922, photographie, Paris, Bibliothèque nationale de France.​​​​​

Organisé annuellement par le Stade français installé dans le parc de Saint-Cloud depuis 1901, le challenge Guillemare – du nom du donateur Georges Guillemare († 1932), ancien stadiste – est réservé aux jeunes coureurs de 17 à 20 ans, non encore appelés au service militaire et n’ayant jamais changé de licence, encourageant ainsi « l’esprit de club ». L’édition 1922, dont le parcours est de 8 kilomètres, est remportée en 27’9’’ par Paul Bontemps (Étoile Sportive, Viroflay), visible au premier plan de la photographie avec le dossard 66, parmi les deux cents autres coureurs.

Départ du cross féminin de L'Auto à Saint-Cloud, le 7 mars 1926, Agence Rol, 1926, photographie, Paris, Bibliothèque nationale de France
 

Disputée sur trois kilomètres dans les bois du parc de Saint-Cloud, la sixième édition du cross féminin de L’Auto est remportée, sur les trente « as », par Suzanne Thuault (1892-1976) en 12’24’’, déjà sacrée « champion de Paris » le mois précédent, comme le relève la presse régionale. Elle est ici photographiée portant le dossard n°1 dans le peloton de tête qui s’élance avenue du Palais, sous les yeux des spectateurs. Les arcades de la gare du Pont de Saint-Cloud, aujourd’hui disparue, apparaissent en arrière-plan.

3 – Stade des Coteaux
54, boulevard Senard

À l’origine, ce terrain accueillait l’Aéro-Club de France, fondé en 1898 à Saint-Cloud. D’ici, de nombreux décollages de ballons étaient organisés. C’est de là que s’est élancé l’aéronaute Alberto Santos-Dumont (1873-1932), le 19 octobre 1901, pour faire le tour de la tour Eiffel en moins de trente minutes à l’aide de son dirigeable, le Santos-Dumont n°6. Le stade est Coteaux est construit en 1952. Par la suite, après une longue bataille administrative, le stade des bords de Seine (actuel stade Martine Tacconi), voit le jour en 1954. Ces aménagements témoignent de la dynamique municipale lancée après la Seconde Guerre mondiale pour proposer des lieux d’entraînement aux Clodoaldiens.

Le football : interception du ballon par le gardien de but, René-Jacques (1908-2003), 1948.
© Donation René-Jacques, Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn.

 

Le football : passe de pieds avec le ballon, René-Jacques (1908-2003), 1948.
© Donation René-Jacques, Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn.

4 – Gymnase Saint-Exupéry
62, avenue Bernard-Palissy

Bâtiment ultra contemporain réalisé à la fin des années 2000, le gymnase Saint-Exupéry est un espace sportif et de loisirs destiné principalement aux enfants (scolaires et centres de loisirs) et aux associations. L’édifice, conçu par le cabinet KOZ architectes, se démarque des autres constructions du quartier par son apparence colorée et joyeuse. Composé de deux grands blocs de bétons animés par des panneaux de verre colorés passant du rouge au vert, le gymnase s’étend sur plus de 1 900 m2. Le code couleur se retrouve à l’intérieur et permet de définir les grandes zones d’activité. Les espaces de circulation sont aérés et ludiques. En 2010, année de la livraison, le bâtiment est nominé au Prix Européen Mies Von Der Rohe.

Le lancer de disque : détail de la main à mi-jambe, René-Jacques (1908-2003), 1948.
© Donation René-Jacques, Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn.

 

Pour illustrer Les Olympiques de Henry de Montherlant (1895-1972), le photographe René-Jacques (1908-2003) focalise son regard sur le disque et la main du lanceur, juste avant le lancer.

5 – Gymnase des Tourneroches
1, rue Marie-Bonaparte

Source : Bibliothèque nationale de France
Stade français contre Rugby club compiégnois, à Saint-Cloud (La Faisanderie), le 20 octobre 1912, Agence Rol, 1912, photographie, Paris, Bibliothèque nationale de France.

 

À la fin du XIXe siècle, de jeunes athlètes s’intéressent au « rugby football » dont la légende attribue l’invention à William Webb Ellis (1806-1872). Avec l’installation du Stade français dans le parc de Saint-Cloud et les travaux qui y sont entrepris au début du XXe siècle, la Faisanderie devient le site référence pour pratiquer le sport du ballon ovale en Île-de-France.

6 – Promenade de l’Hippodrome
1, rue du Camp-canadien

Parmi les équipements importants à Saint-Cloud, l’hippodrome figure en bonne place. Situés sur des terrains acquis en 1898 par Edmond Blanc (1856-1920), riche propriétaire clodoaldien, les champs de courses et d’entraînement, la tribune et les pavillons sont édifiés selon les principes modernes associés à l’art hippique. Ainsi, les bâtiments sont représentatifs d’une évolution de l’architecture associée aux courses entre 1880 et 1900. L’hippodrome, alors géré par la Société d’Encouragement pour l’amélioration du cheval français de demi-sang, est inauguré le 15 mars 1901, offrant aux chevaux 2 300 mètres de piste d’une largeur de 50 mètres, avec une grande ligne droite d’un kilomètre. Le complexe hippique abrite des écuries, une sellerie, une maréchalerie, des magasins à fourrage et à grains, des salles de douche et une infirmerie pour les chevaux. Des appartements de fonction et des espaces de convivialité sont également disponibles pour les lads et le personnel.
 

« Mon Talisman », cheval de course monté par Charles-Henri Semblat (1897-1972), Grand Prix du président, à Saint-Cloud le 1er juillet 1928, Agence Rol, 1928, photographie, Paris, Bibliothèque nationale de France.

 

Aménagé par Edmond Blanc au tournant du XXe siècle, l’hippodrome de Saint-Cloud devient rapidement populaire et facilement accessible depuis la halte du Val-d’Or. En 1928, le jockey Charles-Henri Semblat (1897-1972) monté sur Mon Talisman remporte le célèbre Prix du Président de la République, réputé pour sa technicité, fixé à hauteur de 425 000 francs. Cette photographie le représente sur son cheval mené aux écuries, en une composition classique centrée sur l’animal vainqueur.

7 – Gymnase Huet
19, rue de Buzenval

C’est le 21 mai 1950 qu’est inauguré le premier gymnase municipal, rue de Buzenval, « un des plus beaux […] de la région parisienne », dans le but de « permettre un développement encore plus grand de l’éducation physique et des sports à Saint-Cloud » (Bulletin municipal de Saint-Cloud, 1950). Y sont pratiqués la gymnastique, mais également le basket et le volley en cas de mauvais temps. Il porte aujourd’hui le nom de Georges Huet (1928-2002), ancien président de l’Union associative et sportive de Saint-Cloud.

Passage de témoin entre coureurs de relais, René-Jacques (1908-2003), 1948.
© Donation René-Jacques, Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion GrandPalaisRmn.

 

Pour illustrer Les Olympiques de Henry de Montherlant (1895-1972), le photographe René-Jacques (1908-2003) saisit l'instant précis du passage de témoin.

8 – Tennis des Tennerolles
48 bis, rue des Tennerolles

 

Source : Bibliothèque nationale de France
Marguerite Billout, participante au championnat du monde de tennis à Saint-Cloud, Agence Rol, 1920, photographie, Paris, Bibliothèque nationale de France.

 

Pendant les Championnats du monde de tennis organisés entre 1912 et 1923, Saint-Cloud accueille les matchs sur terre battue. En 1920, Marguerite Broquedis (épouse Billout puis Bordes) (1893-1983) parvient en demi-finale avec sa partenaire Suzanne Amblard (1896-1980). Prise sur le vif dans sa quête de la balle, elle est en extension sous un soleil de plomb. Huit ans auparavant, elle devenait la première Française championne olympique, toutes disciplines confondues, en décrochant une médaille d’or en simple dames et une médaille de bronze en double mixte aux Jeux olympiques de Stockholm.

Source : Bibliothèque nationale de France
Percival May Davson et Noel Turnbull, participants au championnat du monde de tennis à Saint-Cloud, Agence Rol, 1920, photographie, Paris, Bibliothèque nationale de France.

9 - Parc sportif du Pré Saint-Jean

Source : Bibliothèque nationale de France
Le championnat de la presse sportive à Saint-Cloud, le 24 mai 1928, Agence Rol, 1928, Paris, Bibliothèque nationale de France.

 

Photographié ici avec son vélo dans les allées du parc de Saint-Cloud, Antoine Puillet fait partie des concurrents du championnat de la Presse sportive, organisé par L’Auto-Vélo et comprenant course à pied, cyclisme et marche. En 1928, il est remporté par Henri Desgrange (1865-1940), qui n’est autre que le directeur-rédacteur en chef du journal organisant la compétition.

10 – Au Domaine national de Saint-Cloud

Source : Bibliothèque nationale de France
Championnat féminin de Paris de cross à Saint-Cloud, le 19 février 1928, Agence Rol, 1928, photographie, Paris, Bibliothèque nationale de France.

 

Révélée par le Miroir des Sports lors de sa victoire du cross féminin de Vincennes en 1920, la coureuse Portès franchit sous nos yeux la ligne d’arrivée du championnat de Paris de cross féminin de 1928, qui rassemblait 97 concurrentes. La presse relate qu’elle a disputé l’épreuve « sagement » et « avec confiance » dans les bois du parc de Saint-Cloud, parcourant 2 500 mètres en 9’30’’ jusqu’à l’arrivée placée devant le bassin du Fer à cheval. Parmi les autres coureuses pressenties pour gagner figuraient Vaussanvin, tenante du titre, Trente, surnommée l’« éternelle seconde » ou Thuault, ex-championne de France.

 

Hôtel de Ville
Service Patrimoine et Archives
13, place Charles-de-Gaulle
patrimoine@saintcloud.fr

Musée des Avelines
60, rue Gounod
musee-avelines@saintcloud.fr

 

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